Malus écologique 2026 : un désastre pour le marché de l’occasion

À partir du 1er janvier 2026, une réforme fiscale va bouleverser le marché automobile français : le malus écologique, jusqu’ici réservé aux véhicules neufs, s’appliquera désormais aux voitures d’occasion. Une mesure qui inquiète les professionnels du secteur, pénalise les ménages modestes, et pourrait entraîner une forte dépréciation de certains modèles. Quelles conséquences pour les automobilistes ? Quelles stratégies adopter ? On fait le point sur cette nouvelle taxe qui risque de frapper fort.

1. Comprendre le malus écologique et son extension aux véhicules d’occasion

Le malus écologique est une taxe appliquée lors de l’immatriculation d’un véhicule, calculée en fonction de ses émissions de CO₂. En 2025, le seuil d’application a été abaissé à 113 g/km de CO₂ (il était de 118 g/km de CO₂ jusqu’au 28 février 2025), avec un montant maximal fixé à 70 000 € (alors qu’il était de 60 000 € jusqu’au 28 février 2025). Jusqu’à présent, cette taxe, déjà fortement critiquée, concernait uniquement les véhicules neufs.

Voiture d’occasion ancienne concernée par le nouveau malus écologique en 2026
Les voitures d’occasion anciennes, comme ce modèle, seront soumises à une nouvelle taxe écologique dès 2026.

Cependant, à partir du 1ᵉʳ janvier 2026, le malus sera étendu aux véhicules d’occasion immatriculés depuis le 1er janvier 2015 et n’ayant pas été soumis au malus lors de leur première immatriculation. Cette mesure vise à harmoniser la fiscalité entre véhicules neufs et d’occasion, mais elle introduit une rétroactivité qui suscite des débats et qui inquiète grandement la population.

2. Impact sur le marché des véhicules d’occasion

L’application du malus écologique aux véhicules d’occasion pourrait entraîner une dépréciation significative de certains modèles. Les voitures émettant plus de 107 g/km de CO₂ et pesant plus de 1 499 kg seront particulièrement touchées. Ces véhicules risquent de subir une forte baisse de leur valeur sur le marché, avec des conséquences notables pour les vendeurs comme pour les acheteurs.

Cette dépréciation risque de perturber le marché de l’occasion, avec une diminution des transactions et une réticence accrue des acheteurs potentiels. L’entrée en vigueur pourrait entraîner une période d’incertitude, marquée par une possible stagnation des ventes.

3. Conséquences pour les ménages modestes et les zones rurales

Les ménages aux revenus modestes, qui se tournent souvent vers des véhicules d’occasion plus anciens et abordables, seront parmi les plus affectés par cette mesure. Ces véhicules, généralement plus polluants, seront soumis à des taxes supplémentaires, rendant leur acquisition plus coûteuse. Dans les zones rurales, où la dépendance à la voiture est la plus prononcée en raison d’une offre limitée de transports en commun, l’impact sera d’autant plus significatif.

Dans ce contexte, la prudence est également de mise au moment d’acheter un véhicule d’occasion. La multiplication des transactions dans un marché tendu peut accroître les risques d’arnaques ou de mauvaises surprises. Pour éviter les pièges courants, nous vous recommandons de consulter notre article Comment éviter les arnaques lors de l’achat d’un véhicule d’occasion, qui regroupe conseils pratiques, vérifications à effectuer et documents à exiger avant toute signature.

4. Efficacité environnementale de la mesure en question

Si l’objectif affiché est de réduire les émissions de CO₂ en incitant à l’achat de véhicules moins polluants, l’efficacité de cette approche n’est pas garantie. Il est possible que les propriétaires de véhicules soumis au malus choisissent de les conserver plus longtemps pour éviter cette taxe, retardant ainsi le renouvellement du parc automobile par des modèles plus écologiques.

5. Stratégies pour les automobilistes face à cette nouvelle donne

Les propriétaires de véhicules concernés pourraient envisager de vendre leur voiture avant l’entrée en vigueur de cette mesure pour éviter la dépréciation. Cependant, une vente massive pourrait entraîner une saturation du marché et une baisse des prix. Les acheteurs, quant à eux, devront être vigilants lors de l’acquisition d’un véhicule d’occasion, en tenant compte des futures taxes potentielles.

6. Équipements utiles pour entretenir ou revendre votre véhicule

Face aux incertitudes du marché de l’occasion, entretenir son véhicule devient plus que jamais une priorité. Que vous choisissiez de le conserver plus longtemps ou de le revendre avant l’entrée en vigueur du malus écologique en 2026, avoir les bons outils et le bon suivi peut faire toute la différence.

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7. Une nouvelle mesure punitive contre les automobilistes

Avec l’extension du malus écologique aux véhicules d’occasion, le gouvernement ajoute une nouvelle pierre à l’édifice d’un arsenal fiscal de plus en plus hostile aux automobilistes. Cette mesure vient s’ajouter à une longue liste de contraintes imposées ces dernières années : restrictions de circulation liées aux Zones à Faibles Émissions (ZFE), hausses successives des prix du carburant, durcissement des contrôles techniques… Et désormais, même l’achat ou la détention d’un véhicule ancien devient un acte fiscalement pénalisé.

Il est difficile de ne pas voir dans cette réforme une nouvelle forme de punition à l’encontre des Français qui n’ont souvent pas d’alternative réaliste. Pour beaucoup, rouler avec un véhicule d’occasion n’est pas un choix de confort mais une nécessité économique. C’est particulièrement vrai pour les foyers modestes et les habitants des zones rurales ou périurbaines, où les transports en commun sont inexistants ou peu fiables. Ce sont ces mêmes publics qui subissent déjà les effets des ZFE, désormais exclus de certaines villes simplement en raison de la date d’immatriculation de leur véhicule.

Or, l’extension du malus écologique ne fait qu’amplifier cette logique d’exclusion. Au lieu d’encourager une transition progressive et accompagnée, on impose une fiscalité brutale, sans réelle prise en compte des contraintes sociales et territoriales. Cette approche soulève une problématique majeure de justice sociale : comment exiger des efforts financiers supplémentaires de la part de ceux qui peinent déjà à boucler leur budget ?

Dans un pays où les automobilistes supportent déjà une charge fiscale parmi les plus lourdes d’Europe, entre TVA, taxes sur les carburants, péages, malus sur les véhicules neufs, contrôle technique renforcé, assurances toujours plus chères, cette mesure supplémentaire semble déconnectée du quotidien de millions de Français. Elle risque de créer un effet de saturation, voire de rejet, face à une écologie perçue comme punitive plutôt que constructive.

Alors que les discours officiels vantent l’importance de la « justice climatique » et de la transition solidaire, cette réforme donne une tout autre image : celle d’un pouvoir technocratique qui fait peser la transition sur les plus fragiles, sans accompagnement suffisant. Et ce, alors que l’accès à la voiture reste, pour une majorité de Français, un élément clé de l’inclusion sociale et professionnelle.

8. Points à retenir

Le malus écologique sera étendu aux véhicules d’occasion à partir du 1ᵉʳ janvier 2026.

La mesure concerne les véhicules immatriculés depuis 2015, non soumis au malus lors de leur première mise en circulation.

Les voitures émettant plus de 107 g/km de CO₂ et pesant plus de 1 499 kg seront particulièrement concernées.

Une forte dépréciation est attendue sur certains modèles du marché de l’occasion.

Les ménages modestes et les habitants des zones rurales seront les plus durement touchés.

L’efficacité environnementale de la mesure est contestée.

Des stratégies de vente ou de conservation doivent être envisagées avant l’entrée en vigueur.

Entretenir correctement son véhicule peut aider à préserver sa valeur et rassurer un acheteur.

Cette réforme s’ajoute à d’autres mesures restrictives déjà en place (ZFE, taxes, contrôles techniques).

Le sentiment d’injustice fiscale risque de s’amplifier parmi les automobilistes.

9. Lien utile

• Découvrez sur transitionsenergies.com un article sur le malus écologique et le traitement des automobilistes par l’État.

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